Yamina Benguigui
Biographie de Yamina Benguigui
Adjointe au Maire de Paris pour les Droits de l’Homme, Réalisatrice
Yamina Benguigui, française issue de l’immigration maghrébine, réalisatrice engagée, considère depuis toujours l’image comme un outil incontournable pour faire évoluer les mentalités et changer de regard sur l’autre.
C’est au nom de cet engagement qu’elle met en lumière dans ses films documentaires et ses fictions, la nécessité pour les générations issues de l’immigration maghrébine en particulier, de connaître l’histoire commune trop souvent occultée, méconnue ou taboue de leurs parents et de la société d’accueil, la rendre visible, humaine, car connaître le passé est un vecteur fondamental pour restaurer une identité tronquée, et avancer ensemble, au sein de cette société.
C’est parce qu’elle met à l’image des questions de société qui font débat, liées à l'immigration des populations et à leur enracinement, que chacun de ses films se transforme en « film outil » qu’elle accompagne devant tous les publics qui le souhaitent, afin de libérer la parole et d’interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils prennent le relais et passent à l’action.
Ecrivain, réalisatrice et productrice, Yamina Benguigui est présidente directrice générale de Elemiah, une société de production audiovisuelle. Elle est également adjointe au Maire de Paris en charge des Droits de l’Homme et de la Lutte contre les Discriminations, et conseillère du 20ième arrondissement. Yamina est aussi membre de l’Observatoire de la diversité audiovisuelle au CSA.
En 1990, avec Rachid Bouchareb, elle produit des émissions culturelles et multiethniques, dont les documentaires « Rai », « Kassav », « Le petit Chartier ». Fin 1990, elle siège au conseil d’administration de la Fondation France Liberté, créée par Danielle Mitterrand, qui se bat pour la reconnaissance des minorités ethniques avec pour objectif principal de sauvegarder leur culture. Elle rejoint la société de production Bandits en 1992 et réalise « Femmes d’Islam ». Avec ce premier documentaire en trois volets qui dresse un constat sur la condition des femmes musulmanes dans le monde et en France, elle est invitée à débattre au sein d’universités, de collèges et d’associations dans le monde entier. Le film remporte de nombreux prix internationaux.
En 1997, Yamina Benguigui réalise « Mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin », un documentaire en trois volets, « Les pères/les mères/les enfants » qui a pour but de restituer la mémoire de l’immigration maghrébine en rendant visibilité et dignité à la première génération d’immigrés « sans voix ». Ce film qui est devenu un véritable outil pédagogique utilisé aussi bien en France que dans le monde, a reçu une quarantaine de prix nationaux, dont le Sept d’or du documentaire, et internationaux. Il est étudié dans de nombreuses universités.
En 1998, elle anime sur France 2 « Place de la république », une émission de société qui met en valeur le débat citoyen et la présence à la télévision des minorités visibles, et pour laquelle elle réalise chaque semaine un sujet relatif à la diversité.
En 2001, avec son premier long-métrage, « Inch’Allah Dimanche », qui a reçu 27 prix ; en 2002, elle réalise pour TV5, 50 films courts sur le thème de la diversité culturelle ; en 2003, elle reçoit le Prix de la Paix à Florence pour l’ensemble de son œuvre ; entre 2002 et 2005 elle réalise plusieurs documentaires et moyens métrages comme :« Le jardin parfumé », « Aïcha, Mohamed, Chaïb et les autres », « Le Plafond de verre » et « Les Défricheurs ».
« Le plafond de verre » et « Les défricheurs » ont eu une sortie nationale en salle et sont restés plusieurs mois à l’affiche. « Le Plafond de verre » est aujourd’hui utilisé comme outil de formation pour lutter contre les discriminations à l’embauche, à l’intention des services de ressources humaines dans les entreprises (plus de 500 à ce jour) y compris le MEDEF.
En 2007, elle écrit, réalise et produit « Aïcha », une fiction pour France 2, qui met en scène la vie d’une jeune française issue de l’immigration maghrébine dans une banlieue de Paris. Rêvant de liberté et d’indépendance, elle cherche à créer sa propre identité sans passer par la case mariage et sans rompre avec sa famille. Suivi par plus de 5 millions de téléspectateurs, ce film, véritable succès public, réalise la meilleure audience 2009 pour une fiction française diffusée sur France Télévisions.
Depuis 2008, Yamina Benguigui est nommée adjointe à la Mairie de Paris, en charge des droits de l’Homme et de la lutte contre les Discriminations. A ce titre, elle a initié et poursuivi au sein de sa délégation depuis trois ans, l’organisation du « Forum pour l’emploi des jeunes », avec M. Christian Sautter, Adjoint au Maire de Paris.

